Saluons avec plaisir, et sans flagornerie, la très grande constance de Nicolas Sarkozy dans sa défense et illustration de l’architecture et de sa composante moderne, les tours. Lors du débat sur La Défense d’hier, le président de la République a d’abord défendu le rôle culturel, et populaire, de l’architecture (de “la culture a disposition du public, sans besoin d’entrer dans un musée” et rappelant que tous les grands desseins s’accompagnent de “geste architectural fort“, citant -souvenir récent ?- Versailles…). Et d’affirmer que ” si l’on veut construire des tours de haute qualité environnementale, il faut desserrer l’étreinte comptable du nombre de mètres carrés pour construire des tours plus hautes, plus larges mais qui émettent moins de CO2, et dont les fluides sont organisés pour l’économie du XXIème siècle et non du XXème“. Et le Président de rappeler que lors de ses voyages, il voyait des “tours formidables” à Londres, en Espagne, en Europe du Nord, en Chine, pendant qu’à Paris, le débat continuait à tourner autour de la… tour Montparnasse. Et de railler le fait que la “question de la densité n’a aucun sens”, affirmant que c’est l’ile Saint Louis qui est le quartier le plus dense de Paris. Oui, nous dit Nicolas Sarkozy, “il y a des tours magnifiques”. Ce constat, on l’a déjà assez défendu ici (on nous les reproche parfois) pour ne pas manquer de se féliciter qu’il soit partagé au sommet de l’Etat. Mais son chef aura encore fort à faire pour faire avancer ce dossier. Il semble bien décidé à n’y pas renoncer. Aidons le…

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